Réunion publique du Kafe Citoyen : 31 mai 2019 – Changement Climatique / Biodiversité

Ordre du jour

 

  • Accueil 20h00 : l’actualité du Kafe (le sauvetage de l’école, la préparation du Rur’apéro, …)
  • Intervention de Loïc Quéméneur élu à la CCPI
  • Débat

Depuis plus de 10 ans, les signes d’un changement climatique se renforcent. Les scientifiques l’avaient annoncé et quelles qu’en soient les causes, nous le constatons sur nos plages aussi bien que dans nos champs ou jardins.

La CCPI a produit une étude dont Loïc Quéméneur nous présentera les éléments marquants, en particulier ceux qui touchent notre commune.

Le débat pourra alors s’ouvrir et s’élargir aux éléments connexes comme la biodiversité.

salle Mezou Vilin en haut de la place

Quelques liens :

Compte-rendu du débat

Les éléments factuels du débat ont été présentés par Loïc Quéméneur (élu de Locmaria à la CCPI pour le PCAET) et Sylvie Lannuzel (pour le stang).

Le changement climatique est désormais un fait établi et constaté sur notre territoire.

Dans les dizaines d’années à venir, il se traduira par une hausse moyenne des températures, une élévation notable du niveau de la mer, un changement probable de la pluviométrie et des problèmes sanitaires.

Pour notre commune, ceci aura des impacts sur les activités humaines :

  • agriculture avec du stress hydrique mais aussi à court terme de meilleurs rendements et des récoltes plus précoces
  • tourisme avec un changement du trait de côte
  • santé avec des vagues de chaleurs plus fréquentes et plus fortes, une hausse des pathologies liées aux allergies (pollens), des problèmes sanitaires (le moustique tigre est par exemple arrivé à Nantes)
  • en cas d’évolution très négative, des problèmes de flux migratoires de réfugiés, en particulier venant du nord pour ce qui pourrait concerner la commune.

Cela aura également des impacts sur nos écosystèmes et notre environnement géographique :

  • érosion des falaises (Sainte Anne, corniche)
  • fragilisation de la dune (virage de la rue de Gourmelon) avec menace d’effondrement
  • submersion de certaines zones du Trez Hir en cas de grande marée concomitante à des conditions climatiques défavorables (la plage devant le forum étant le point bas de cette partie de côte), remontée par capillarité
  • problème d’innodations en cas de fortes pluies (ceci est lié au changement climatique mais aussi à l’imperméabilisation des sols suite à l’urbanisation de la colline)
  • fragilisation de notre approvisionnement en eau
  • la fonte des glaciers et calottes glacières aura également un impact. Cette fonte est en train de perturber le gulf stream ce qui pourrait avoir un impact sur la température de l’eau de nos côtes et surtout sur le climat. Nous pourrions passer d’un climat tempéré à un climat se rapprochant de celui de New York par exemple.

Il est possible d’agir efficacement et positivement.

Les exemples de la gestion du problème du trou d’ozone au niveau mondial (désormais quasiment résolu) et localement du stang de Plougonvelin démontrent que des actions volontaristes et réfléchies peuvent changer les choses dans le bon sens. Le stang a été réaménagé de façon à recréer une zone humide tampon en plein cœur du Trez Hir. Cette zone a rapidement montré son efficacité à la fois pour la gestion des précipitations, l’amélioration de la qualité des eaux, l’écologie et la qualité de vie de la commune.

Des études économiques montrent par ailleurs que ne pas agir pour gérer ou corriger le changement climatique coûterait cinq fois plus cher qu’agir.

Que faire à notre niveau ?

La prise de conscience est un premier pas incontournable. Il faut pouvoir passer de l’idée du changement climatique à l’action individuelle. Ce changement nous impacte personnellement et nous oblige.

Une étude sur la fragilité de la dune du Trez Hir semble souhaitable. Une protection du trait de côte est possible (enrochement par exemple) mais elle ne pourrait se faire que sur la défense d’un projet fort et argumenté ; il faut s’attendre à une longue bataille pour obtenir les autorisations.

Une meilleure approche de la gestion de l’eau est souhaitable. Elle peut se faire individuellement en boisant nos lotissements (problème du ruissellement), en particulier nos talus ou encore par le recours à des collecteurs d’eau de pluie (consommation personnelle) par exemple . Nous pouvons choisir de diminuer la surface imperméabilisée de nos propriétés (graviers plutôt que bitume par exemple) et réfléchir au niveau communal pour un revêtement différent pour certaines routes ou chemins, une meilleure maîtrise du développement urbain (cas problématique du Pradigou).

La création d’un guichet unique au niveau de la commune permettant de répondre aux questions et demandes d’interventions dans ce domaine et ceux connexes comme la biodiversité est demandé (la gestion des nids de frelons est un exemple typique).

La réunion s’est terminée sur la diffusion d’un petit manifeste écrit par Chloé une jeune collégienne. La prise de conscience des problèmes liés au changement climatique est particulièrement aiguë chez les jeunes. Plus encore que la majorité des adultes, ils ont intégré les menaces du changement et ils ne se leurrent pas en faisant mine de croire que c’est un sujet « pour demain ». Nous diffuserons ce livret sous forme numérique dans quelques temps si l’auteure est d’accord. En attendant, prenons nos responsabilités, le changement climatique impacte notre commune et la vie de ses habitants. Aujourd’hui, pas demain peut-être.

Pour nos enfants comme pour nous-même, choisissons d’agir.

Pour marque-pages : Permaliens.

7 Commentaires

  1. Deux articles liés aux arbres et donc à la biodiversité urbaine.
    Merci à Monique pour ces éléments.

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